De Henri Mouhot à Lara Croft

Redécouverte d'Angkor

Redécouverte d'Angkor

Les premiers récits sur l'empire khmer apparus en Europe dateraient de 1570 et seraient le fait de voyageurs espagnols et portugais. Il fallut attendre la publication en 1819 par Jean-Pierre Abel-Rémusat de son livre "Description du royaume de Cambodge", traduction d'un récit de voyage d'un officier chinois du XIIIe siècle, pour réapparaître du néant. C'est en 1861, début de la conquête de la Cochinchine par la France, que le naturaliste Henri Mouhot explorant la région avec l'abbé Sylvestre pour le compte de la British Royal Geographical Society permet la re-découverte d'Angkor Vat puis d'Angkor Thom par les occidentaux – en réalité, le temple n'a jamais été complètement abandonné. Son récit sera publié dans la revue Le Tour du Monde en 1863, avant de faire l'objet d'un livre. Une seconde exploration, de 1863 à 1866, menée par Ernest Doudart de Lagrée sera beaucoup plus exhaustive et fera l'objet d'un compte-rendu dans "Voyage d'Exploration en Indo-Chine", publié en 1873. De nombreuses missions d'exploration se succèdent alors jusqu'à la longue présence d'Étienne Aymonier, nommé représentant au Cambodge en 1879. Celui-ci organisa la traduction des nombreuses inscriptions et reconstitua l'histoire du royaume khmer. Rentré en France à l'issue de sa mission (vers 1886) il publia de nombreuses études, un dictionnaire et de multiples articles qu'il rassemble à partir de 1900 dans son grand ouvrage "Le Cambodge".

Les archéologues

Depuis le début du XXe siècle, le site d'Angkor est patiemment réhabilité par des archéologues, qui tentèrent dans un premier temps de conserver et restaurer les monuments puis de définir un cadre chronologique des différents sites découverts. Grâce à leurs travaux, ils purent prouver la continuité avec le Cambodge moderne, alors que jusque là, la période angkorienne était entourée de mythes chez la plupart des Cambodgiens. Ces travaux servirent aussi de prétexte pour justifier la « mission civilisatrice » du colonialisme et le rôle des puissances « protectrices » dans la remise en œuvre de brillantes cultures sur le déclin. Ces théories atteindront leur paroxysme en 1931, lors de l'Exposition coloniale internationale de Paris, où une reproduction du temple d'Angkor sera une des grandes vedettes de la manifestation. Ce n'est que vers le début des années 1950, avec notamment Bernard-Philippe Groslier de l'École française d'Extrême-Orient, que l'attention se porte avec plus d'acuité sur l'utilisation de l'imposant réseau hydraulique découvert bien avant et surtout sur le besoin de procéder à une cartographie détaillée du site de l'ancienne capitale. Toutefois le budget limité de la conservation d'Angkor dans les années 1960 puis la guerre civile cambodgienne empêchèrent d'explorer cette voie et ce n'est qu'au milieu des années 2000 que grâce aux études par satellites il a été prouvé que la cité de Jayavarman VII était une agglomération peu densément peuplée, mais très étendue (plus de 1 000 kilomètres carré). 

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